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Les Nécrophores sont les fossoyeurs des
forêts, champs, jardins mais les photographier n'est pas facile ;
il faut déjà trouver un cadavre de petit vertébré presque décomposé, à demi-enfoui, ensuite préparer l'appareil avant d'enfin soulever délicatement cette dépouille car si par chance un couple de Nicrophorus y est à l'œuvre, il se sauve très rapidement.

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Ces espèces, à priori peu engageantes, ont un mode de vie unique. Les adultes ont besoin pour se reproduire de trouver un cadavre d'oiseau, mulot, souris... dont la chair servira de nourriture à leurs larves. Une fois celui-ci trouvé les Nécrophores se glissent dessous et commencent rapidement à l'enterrer. Ci-dessus à gauche le cadavre d'une taupe trouvé le 26 août, deux jours plus tard (photo de droite prise le 28) il n'en reste rien, juste quelques touffes de poils dans l'herbe sèche.
Dès qu'un couple de Nicrophorus trouve un cadavre, la femelle creuse dessous une galerie et une loge dans laquelle elle va entasser des débris de chair. Elle les pétrit et confectionne avec une boule sur laquelle elle pond.
Fait extrêmement rare chez les insectes elle va rester à attendre l'éclosion des larves et, jusqu'à leur seconde mue, les nourrir d'un liquide brun qu'elle régurgite. Après trois stades larvaires la nymphose a lieu dans des cellules creusées près de la loge.

Plusieurs espèces de Nicrophorus aux élytres noirs à bandes transversales jaune orangé se ressemblent. Nicrophorus interruptus se distingue à la massue des antennes qui est rousse, à son pronotum glabre, à un abdomen présentant une pilosité jaunâtre. La photo du haut montre un Nécrophore dont seule la bande postérieure orange est interrompue sur la ligne de suture des élytres.
Plus commun N. vespillo a aussi des massues antennaires rousses mais le bord antérieur de son pronotum est ourlé d'une dense pilosité jaune.
Les petites bêtes orange qu'on peut voir ici sur le Nécrophore sont des acariens parasites de deux mm.
Taille : 15- 22 mm. |
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| © Catherine Baral |